Volumes d'effluents industriels rejetés

Volume total des effluents industriels déversés dans les cours d'eau du Québec par secteur de 2006 à 2023 — montrant quels secteurs rejettent le plus d'eau et comment les volumes ont évolué.

Le volume total des effluents industriels rejetés dans les cours d'eau du Québec a diminué de 27% entre 2006 et 2023, passant d'environ 711 M m³ à 519 M m³ par an. Les pâtes et papiers restent le secteur dominant (59% du volume total en 2023), mais leur part a reculé avec la fermeture et la modernisation de plusieurs usines. Le secteur de la transformation de minéraux et de métaux a fortement progressé de 37 M m³ en 2006 à un pic de 210 M m³ en 2019, avant de retomber à 78 M m³ en 2023. Ces variations reflètent l'évolution des capacités de production et des procédés industriels.

Le site minier Mont-Wright se distingue comme le plus grand émetteur en volume (67 M m³/an en moyenne 2019-2023), soit près de 2,5 fois plus que la papetière Westrock/La Tuque. Pourtant, sa charge en MES (matières en suspension) est bien plus faible (293 t/an contre 1 126 t/an pour Westrock), illustrant que le volume d'effluent n'est pas un indicateur direct de la charge polluante. Les sites miniers déversent de grands volumes d'eau de procédé et d'exhaure relativement peu concentrée.

Le volume d'effluent déclaré par le secteur de la transformation de minéraux et de métaux a chuté brusquement de 184 M m³ en 2018-2019 à 78 M m³ en 2022-2023. Cette chute coïncide avec des changements dans la couverture de déclaration — quelques grands sites ayant modifié leur statut — et non nécessairement avec une réduction réelle des volumes. Les données des années 2022-2023 pour ce secteur doivent être interprétées avec précaution.

-27%

Le volume total d'effluents industriels a diminué de 27% entre 2006 et 2023 (de 711 M m³ à 519 M m³/an). Les pâtes et papiers, qui représentent 59% du total en 2023, ont réduit leurs volumes de 40% (de 509 à 305 M m³/an).

Mont-Wright

Mont-Wright (minier) est le 1er site par volume d'effluent (67 M m³/an en moyenne), soit plus que toutes les papetières. Pourtant, il se classe au 7e rang pour les MES (293 t/an), signe que son eau de procédé est relativement peu concentrée en matières polluantes.